La ressource en eau
Tous usages confondus, les besoins en eau du département de la Gironde s’élèvent à environ 310 millions de m3 par an, dont environ 110 millions de m3/an pour l’alimentation en eau potable.
Les quatre nappes profondes concernées par ces usages domestiques, que sont le crétacée, l’éocène, l’oligocène et le miocène sont suivies depuis plus de 45 ans par le Conseil Général, par l’intermédiaire du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières)
Ce suivi sur les prélèvements a permis de constater une surexploitation et un risque réel de salinisation de ces nappes, entraînant une pollution irrémédiable.
Devant ce constat alarmant le Conseil Général, en partenariat avec la Communauté Urbaine de Bordeaux a fait réaliser en 1998, un Schéma Directeur de la Ressource en Eau du Département, ce qui a permis d’identifier des préconisations spécifiques pour préserver la ressource en eau, réservée à la consommation humaine.
Pour mettre en œuvre ces préconisations et une gestion rationnelle des ressources, un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Nappes Profondes a été réalisé avec l’appui du Syndicat Mixte d’Etudes pour la Gestion de la Ressource en Eau du Département de la Gironde (SMEGREG), établissement public de coopération entre le Conseil Général de la Gironde et la Communauté Urbaine de Bordeaux.
L'alimentation en eau potable
L'action du département dans le domaine de l'eau potable permet d'accompagner les collectivités maîtres d'ouvrage dans la réalisation des études et travaux visant à assurer la production et la distribution, à garantir la sécurité d'approvisionnement et la qualité d'eau distribuée. Au-delà de la satisfaction des besoins des personnes et des entreprises, cette action s'inscrit dans une perspective de préservation de la ressource en eau par la promotion d'une gestion plus rationnelle et respectueuse de la ressource.
Les actions du Conseil Général de la Gironde portent notamment sur les études diagnostiques des ouvrages et réseaux d’eau potable, afin de permettre aux maîtres d’ouvrage l’acquisition d’une meilleure connaissance de leur système de production et de distribution de l’eau.
Ces études se décomposent en quatre phases : l’audit patrimonial qui permet une première analyse sur l’état et le fonctionnement des équipements, la sectorisation qui consiste en la mise en œuvre d’outil de comptage et de surveillance sur la production et la distribution d’eau et évaluer ainsi finement les économies réalisées et à réaliser, la modélisation hydraulique qui permet l’évolution des équipements en fonction des besoins et la recherche de fuites qui amène à des programmes de renouvellement et réhabilitation des réseaux.
Le département a également décidé en 2007 de réaliser une étude afin de mieux connaître la situation de l'alimentation en eau potable et de disposer d'un inventaire du patrimoine des collectivités, maîtres d'ouvrage en Gironde. Cette étude, aujourd'hui terminée, va permettre au département de mieux cibler ses interventions et d'évaluer leurs impacts à terme.
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D’autres actions sont menées pour assister financièrement et techniquement les collectivités dans la réalisation d’équipements de production, de traitement, d’interconnexion ou de distribution de l’eau potable. La création en 2007 d’une Cellule d’assistance Technique à l’Eau Potable (CATEP) permet de suivre et d’évaluer régulièrement les économies d’eau réalisées année par année par les collectivités.
L'assainissement collectif
L’assainissement des eaux usées (hors CUB et ville de Libourne) s’est développé en Gironde à partir des années 1970, par la création de stations d’épuration et de réseaux de collecte sur des secteurs fortement urbanisés ou sur des zones sensibles, en particulier le secteur du Bassin d’Arcachon. A cette époque, le Conseil Général de la Gironde, a décidé, comme pour l’eau potable, de soutenir les efforts des communes et syndicats intercommunaux dans leur programme d’investissement en assainissement, et ceci sans aucune compétence réglementaire reconnue, seulement par une volonté politique de protection de l’environnement.
Pour ce faire dès 1990, il a été décidé de mettre en œuvre des moyens humains pour assister et conseiller techniquement, réglementairement et financièrement les collectivités du monde rural. Cette assistance a été complétée en 1999 par la création du SATESE (Service d’Assistance Technique aux Exploitants des Stations d’Epuration).
En 2004, le Conseil Général, au vu de l’augmentation constante des demandes d’aides financières des collectivités, maîtres d’ouvrage, demandes motivées par les obligations réglementaires (Normes européennes et Loi sur l’Eau), a décidé de faire réaliser une « Etude Départementale de l’Assainissement en Gironde ». Cette étude présente l’audit des équipements existants fin 2002 et recense tous les investissements restant à réaliser, conformément aux zonages d’assainissement collectifs des schémas directeurs d’assainissement des collectivités. Cette étude permet également aux élus du Conseil Général de définir les futures orientations qu’ils comptent donner à leur politique départementale de l’eau et de l’assainissement dans les prochaines années.
L'assainissement non collectif
Depuis 2002 le Conseil Général a étendu son champ d’intervention, dans un souci d’égalité de service auprès des abonnés, avec la création d’une cellule consacré à l’assainissement non collectif et plus particulièrement à l’assistance aux collectivités pour la gestion de leur Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC).
Fin 2006 le Conseil Général a réalisé et signé avec de nombreux partenaires institutionnels et professionnels une « Charte pour la qualité de l’assainissement non collectif en Gironde ». Véritable « guide de bonnes pratiques » des acteurs de l’assainissement non collectif en Gironde, ce document expose, de façon détaillée, les obligations réglementaires, le rôle, les responsabilités et les étapes d’intervention de chaque intervenant dans le domaine de l’assainissement non collectif, ainsi que les procédures administratives et techniques assurées par les SPANC. Ce document doit permettre à l’ensemble des acteurs de l’assainissement non collectif d’agir dans une démarche cohérente et homogène en faveur de la préservation de la salubrité publique, la sauvegarde de l’environnement et des milieux naturels aquatiques.
Les priorités actuelles en matière d’assainissement des eaux usées domestiques peuvent être résumées de la manière suivante :
- Mise à niveau des stations d’épuration existantes pour répondre aux exigences réglementaires et plus particulièrement la protection des milieux récepteurs,
- Gestion cohérente des déchets de l’assainissement (boues, matières de vidanges, sables et graisses des stations…) respectant les orientations du Plan Départemental des Ordures Ménagères et Assimilés, avec une priorité à la valorisation par retour au sol et recyclage des sous produits,
- Gestion patrimoniale des équipements d’assainissement collectif pour assurer la qualité de la collecte et du traitement,
- Politique de réhabilitation des installations d’assainissement non collectif non-conforme.
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